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Hydrocarbures
 
 

 

Produits pétroliers

Entre 1999 et 2008, le marché pétrolier mondial a connu trois périodes de prix différentes :

1999-2002 : période de stabilité relative des cours durant laquelle le prix du brut de référence «BRENT DTD» est passé de 18 $/bbl en 1999 à 25$ en 2002.

2003-2006 : période de fortes augmentations des cours. En effet, le prix du brut n'a cessé d'augmenter, il a atteint un prix moyen de 29$ en 2003, 38$ en 2004, 55 $/bbl en 2005 et 65 dollars le baril en 2006, soit une hausse annuelle moyenne de 31%.

2007-2008 : Période de très forte volatilité des prix, qui ont enregistré une croissance en  flèche: de 72,5 $/bl en 2007 à 108,9 $/bl en 2008 (10 premiers mois), soit plus de 50%.

En 2008, le prix du pétrole brut «BRENT  DTD» a débuté l'année, avec 96,9 $/bl (2 janvier) et a enregistré plusieurs records croissants, pour atteindre, le 3 juillet, le record historique de 144,2 $/bl.

Depuis le 10 juillet 2008 , on assiste à une baisse continue de ces prix, la moyenne mensuelle observée a été de 98.20 $/bl en septembre, et de 78 $/bl en octobre 2008. Le Brent s'échange actuellement à 60 $/bl (27 octobre 2008).

Cette volatilité particulièrement difficile à maîtriser, est caractérisée par des fluctuations dues à la pression conjuguée de plusieurs facteurs, notamment les fondamentaux (équilibre demande/offre pétrolière, fortement influencé par la demande de pays tels que la Chine , l'Inde, la Russie et le Brésil), des facteurs géostratégiques (problème nucléaire de l'Iran, troubles au Nigeria, et crise Turquie - kurdistan) et des facteurs externes aux fondamentaux (politique monétaire internationale, la parité Dollar/Euro, et le phénomène de spéculation)

 

La baisse enregistrée des cours du Brent depuis juillet 2008 est liée à la diminution de la demande aux USA et dans les pays de l'Union Européenne, notamment en France qui a connu des baisses importantes de la consommation en carburants, de 10 à 15% en juillet et août 2008; la crise financière que connaît le monde actuellement et au retrait des spéculateurs des marchés pétroliers.

Infrastructures pétrolières

Conformément aux Hautes Directives de SA MAJESTE LE ROI , que Dieu L'assiste, lors de la séance de travail du 4 mai 2004 , un programme de développement des infrastructures pétrolières a été adopté. Ce programme est basé sur :

La modernisation et la mise à niveau des installations de raffinage :

Le 20 décembre 2004 , une convention d'investissement a été signée entre l'Etat et la SAMIR. Cette convention vise la modernisation des installations de raffinage de Mohammedia. Le coût de cet investissement s'élève à 9 Milliards DH. Ce projet permettra d'adapter la configuration des installations à la structure du marché national, à améliorer la qualité des produits fabriqués, à renforcer la sécurité des installations et à réduire les émissions nocives.

Les travaux de construction ont débuté en septembre 2005 et la mise en service des nouvelles installations est prévue pour début 2009.

En 2009, deux carburants, seulement, seront commercialisés dans le réseau des stations service : le gasoil 50 ppm de soufre et le supercarburant sans plomb.

Le renforcement des capacités de réception et de stockage pour une meilleure répartition régionale de la distribution, et des stocks stratégiques.

Plusieurs projets ont été réalisés dans le domaine du stockage, de l'emplissage du gaz butane et de la distribution, dont :

Centres emplisseurs :

Un centre à Souk Larbaâ, de capacité 45.000 TM/an, avec un investissement de 45 millions DH ;

Un centre à Marrakech, de capacité d'emplissage 50.000 TM/an, avec un investissement de 40 millions DH ;

Un centre dans la province de Sefrou, de capacité 45.000 TM/an, avec un investissement de 69 millions DH ;

Un centre à Oujda, de capacité d'emplissage de 50.000 TM/an, avec un investissement de 53 millions DH ;

Un centre à Tanger, de capacité d'emplissage 45.000 TM/an, avec un investissement de 60 millions DH ;

Un centre à Laâyoune, de capacité d'emplissage 45.000 TM/an, avec un investissement de 70 millions DH ;

Dépôts de stockage de propane :

Un dépôt à Jorf Lasfar, de capacité 10.500 m3 (sous talus), pour la réception et le stockage de propane, avec un investissement de 100 millions DH.

Un dépôt à Mohammedia, de capacité 3.400 m3 (réservoirs immergés), avec un investissement de 85 millions DH ;

Dépôts de stockage des carburants:

Un dépôt à Jorf lasfar, de capacité de 110.000 m3 , avec un investissement de 200 millions DH ;

Un dépôt à Dakhla, de capacité 17.000 m3, avec un investissement de 57 millions DH ;

Un dépôt à Agadir, de capacité 16.300 m3, avec un investissement de 50 millions DH ;

Un dépôt à Dakhla, de capacité de 30.000 m3 , avec un investissement de 60 millions DH ;

Un dépôt à Laâyoune, de capacité de 16.000 m3 , avec un investissement de 43,5 millions DH.

Stations services :

Près de 410 nouveaux points de vente ont été crées depuis 1999.


Par ailleurs, d'autres projets sont en cours de réalisation :

Centres emplisseurs :

Un centre à Sidi Bibi, de capacité d'emplissage 120. 000 T/an, avec un investissement de 120 millions de DH ;

Extension de la capacité d'emplissage du centre de Skhirat,(+30.000 T/an), avec un investissement de 20 millions de DH ;

Dépôts de stockage des carburants :

Extension de la capacité d'un dépôt à Mohammedia, (+ 100.000 m3 ) ; coût d'investissement : 100 millions DH, mise en service début 2009;

Extension du dépôt de stockage du carburéacteur à l'aéroport Mohammed V, (+ 8 000 m3 ), coût : 30 millions DH;

Création d'un nouveau dépôt de stockage de carburéacteur à l'aéroport Marrakech Ménara ( 2400 m3 ); coût : 10 millions DH, mise en service septembre 2009;

Extension, de la capacité d'un dépôt au port de Mohammedia (+ 20 000 m3 ); coût: 60 millions DH ;

Un terminal de stockage au port de Tanger Méditerranée, ( 309.000 m3 ) ; coût : 1 milliard DH; mise en service fin 2010.


D'autres projets en matière d'infrastructure pétrolière ont fait l'objet de conventions signées entre l'Etat et les sociétés Afriquia Gaz, SAMIR, SOMAS et TAMOIL ASSAKIA sarl (société maroco-libyenne) totalisant un investissement près de 3 milliards DH:

Convention avec Afriquia Gaz, concernant l'extension de la capacité de stockage de propane à Jorf Lasfar, plus 2.800 T, mise en service en avril 2009, coût 100 millions DH ; et la création d'un terminal gaz butane de capacité de 14.000 T, mise en service en janvier 2010, coût 213 millions DH.

Convention avec SAMIR, concernant le remplacement des anciennes unités de distillation atmosphérique (topping 1 et topping 2) de pétrole brut à la raffinerie de Mohammedia par un nouveau topping de capacité de 4 millions de tonnes par an. Le coût est estimé à 1,6 milliard DH.

Convention avec SOMAS, relative à la réalisation d'une 3ème cavité de stockage souterrain du gaz butane, d'une capacité de 55.000 tonnes. Le coût est estimé à 355 Millions DH .

Convention avec TAMOIL ASSAKIA sarl (société maroco-libyenne) relative à l'exercice des activités d'emplissage de gaz et de distribution des produits pétroliers liquides dans les provinces du Sud. Le coût est estimé à 77 millions US $, et portera sur la réalisation de:

•  50 stations service;

•  De dépôt de stockage de produits pétroliers :

- A Laâyoune d'une capacité de 50.000 T;

- A Dakhla d'une capacité de 25.000 T;

- A Boujdour d'une capacité de 10.000 T;

•  Un centre emplisseur à Laâyoune avec exercice de l'activité de la distribution des bouteilles de gaz ;

La société TAMOIL ASSAKIA envisage également d'investir dans le domaine de l'exploration pétrolière en zones off et on shore.

Le tableau suivant récapitule l'évolution des réalisations en matière d'hydrocarbures entre 1999 et 2008.

(*) Extension de la capacité du gazoduc Maghreb Europe (GME)

Soit un investissement global, sur la période 1999-2008 dans le domaine des hydrocarbures, d'environ 19 milliards de DH.


Caractéristiques des produits pétroliers

Concernant la qualité de produits pétroliers, et afin de satisfaire les exigences de plus en plus contraignantes, en matière de respect de l'environnement (pollution au soufre et au plomb) et de performance des véhicules à moteur évolué (diesel type TDI, HDI), les caractéristiques des carburants (essences et gasoil) ont connu plusieurs révisions : introduction du gasoil 350 ppm en août 2002 ; élimination de l'essence ordinaire en juillet 2005 et élimination du pétrole lampant en août 2006.

A partir de janvier 2009, le gasoil 50 ppm remplacera définitivement le gasoil 10.000 ppm et el gasoil 350 ppm. L'essence plombée sera supprimée et remplacée par l'essence sans plomb.



Mesures d'accompagnement

Depuis 1999, le secteur pétrolier a connu une série de réformes en vue de sa libéralisation progressive dans le respect par le Maroc de ses engagements sur le plan national et international.

C'est ainsi qu'il a été procédé :

A la promulgation en 2000 de nouveau code des hydrocarbures ;

A la simplification et à la révision (actualisation des différentes rubriques de la structure des prix et réduction du coefficient d'adéquation de 6,5 à 2,5%) de la formule d'indexation des prix des produits pétroliers,

A l'augmentation des marges des sociétés de distribution,

Au règlement définitif du différend, qui a opposé pendant plusieurs années les distributeurs aux gérants des stations-service, relatif aux pertes de références (variations thermiques des stocks), en accordant une indemnisation forfaitaire aux gérants au niveau de la structure des prix,

A la mise en place du démantèlement tarifaire des produits pétroliers.

Des mesures exceptionnelles ont été également mises en oeuvre. Il s'agit de :

La suspension des droits de douane en vue d'élargir les sources d'importation des produits finis;

La réduction et la consolidation à 2,5% des droits d'importation appliqués aux GPL ;

L'instauration des frais de passage (45 DH/T) pour les terminaux de réception de gaz butane (Nador, Jorf lasfar, Agadir, Laayoune..) ;

Le règlement de la TVA sur les montants compensatoires pour le butane le 1 er janvier 2003 ;

Le règlement de la TVA sur les montants compensatoires pour les produits pétroliers liquides le 1 er janvier 2008.

Une réflexion a été menée en vue d'instaurer un cadre légal et fiscal incitatif approprié pour le développement de partenariat dans le domaine des schistes bitumineux, permettant la réalisation de projets de valorisation de cette substance pour la production d'hydrocarbures.

Egalement pour le gaz naturel, un projet de code gazier a été élaboré.



Consommation en produits pétroliers

L'évolution de la consommation en produits pétroliers entre 1999 et 2008 est donnée ci-après :

(*) : Estimations

(**) : L'essence ordinaire a été supprimée du marché national en juillet 2005.

(***) : Le lampant a été supprimé du marché national en août 2006


Prix nationaux

En raison de la non répercussion intégrale de la hausse des cours du pétrole sur le consommateur, l'Etat a dû intervenir régulièrement et de façon substantielle, pour résorber les effets de ces augmentations sur les secteurs productifs et préserver le pouvoir d'achat des citoyens.

Le montant accordé à la subvention des prix des produits pétroliers s'est élevé à 3,7 Milliards de Dirhams en 2004, 7,4 Milliards de Dirhams en 2005, 7,3 milliards en 2006 et 7,5 Milliards en 2007. Pour l'année 2008, on prévoit un montant de 26 milliards DH.

Il y a lieu de signaler que le prix de la bouteille de gaz butane demeure fortement subventionné, l'Etat supporte en effet 62% du prix réel de ce produit, soit l'équivalent de 8,6 Milliards DH par an. Le gasoil continue, également, à être soutenu à hauteur de 1,5 DH le litre, soit environ 11 Milliards DH/an en vue d'atténuer l'impact de la hausse sur les secteurs sensibles, tels que le transport et l'agriculture. Les graphes suivants illustrent l'évolution des cours du butane et du gasoil


Gaz naturel

Les travaux d'extension du Gazoduc Maghreb Europe (GME) lancés en 2003 et parachevés en 2005, ont permis de passer d'une capacité de 8,5 milliards à 12,5 milliards m 3 /an, moyennant un investissement de 75 millions $.

L'année 2005 a été marquée par l'introduction effective du gaz naturel dans le paysage énergétique national à travers son utilisation au niveau de la première centrale à cycle combiné du pays à Tahaddart avec une consommation annuelle de 500 millions de m 3 . L'approvisionnement de cette centrale en gaz naturel est assuré par l'utilisation d'une partie de la redevance perçue par notre pays sur le passage du gaz algérien vers l'Europe à travers le Gazoduc Maghreb Europe.

Les travaux de raccordement d'autres projets au GME ont été lancés au début de 2008. Il s'agit de la centrale de Ain Beni Mathar avec un besoin en gaz naturel de l'ordre de 350 millions m 3 par an et du projet de fabrication automobile de Renault-Nissan dans la zone franche de Tanger, avec un besoin annuel de 20 millions m 3 .

Avec la mise en service de ces projets, prévue respectivement en 2009 et 2010, la part de gaz naturel dans la consommation énergétique globale du pays atteindra 6% , alors qu'elle était à un niveau de 0,3% en 1999 et jusqu'en 2004.

Concernant la redevance de transit du GME, elle est passé de 32 millions de $US en 1999 à 477 millions de m 3 de gaz en nature et 126 millions de $US , en 2008. Le tableau suivant donne l'évolution de cette redevance entre 1999 et 2008.

 

Schistes bitumineux

Dans le cadre de la diversification des ressources énergétiques nationales, diverses actions ont été entreprises en 2005 pour l'utilisation des schistes bitumineux en tant que source d'énergie nationale. Il s'agit principalement de :

La négociation par l'ONHYM d'accords avec des partenaires internationaux pour la réalisation d'études documentaires et l'examen des données disponibles.

L'inscription par l'ONE dans son programme d'équipement d'un projet pilote d'une centrale électrique utilisant les schistes bitumineux comme combustible à Tarfaya.

 

 
  Chiffres clés
 
 
 
 
 
 

Secrétariat d'Etat auprès du ministre de l'Energie, des mines, de l'eau et de l'Environnement, chargé de l'eau et de l'environnement

Jumelage Institutionnel

 
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Copyright 2008. Ministère de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement.