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Produits pétroliers
La conjoncture internationale a été marquée ces dernières années par des niveaux élevés des cours du pétrole brut dûs à divers facteurs
notamment la situation géopolitique dans plusieurs pays producteurs
de pétrole, l’insuffisance de la capacité de raffinage du pétrole au niveau international et l’augmentation de la demande aux Etats-Unis, en Chine, en Inde, etc.
Le prix moyen du brut de référence «Brent» qui était de 28,84 $/bbl en 2003 est passé à 38,25 $/bbl en 2004, et à 54,37 $/bbl en 2005. En 2006, le prix moyen du brut Brent enregistré du 1er janvier au 30 septembre s’élève à 67$/bbl.
Entre janvier 2002 et septembre 2006, le prix du brut a triplé, en passant de 19,5 $/bbl à 62 $/bbl. Le prix du brut a enregistré un pic historique de 78,69$/bbl le 8 août 2006. En octobre 2006, le Brent s’échangeait à 60 $/bbl.
 An niveau national, et conformément aux Hautes Directives de Sa Majesté Le Roi, que Dieu L’assiste, lors de la séance de travail du 4 mai 2004 consacrée à la stratégie pétrolière, un programme de développement des infrastructures pétrolières a été finalisé. Ce programme
porte sur deux volets majeurs.
1 - La modernisation et la mise à niveau des installations de raffinage
Il a été procédé le 20 décembre 2004, à la signature d’une convention
d’investissement entre l’Etat et la SAMIR relative à la modernisation
des installations de raffinage de la SAMIR à Mohammedia qui vise, moyennant une enveloppe de 6 milliards de DH, à adapter
la configuration des installations à l’évolution de la structure du marché national, à améliorer la qualité des produits fabriqués, à renforcer la sécurité des installations et à réduire les émissions nocives.
Les travaux de construction ont débuté en septembre 2005 et la mise en service des nouvelles installations est prévue en décembre 2008.
2 - Le renforcement des capacités de réception et de stockage
pour une meilleure répartition régionale de la distribution
et des stocks stratégiques
Des études ont été réalisées pour déterminer notamment la meilleure
option de mise à niveau et de développement de l’industrie nationale de raffinage ainsi que pour mettre en oeuvre un schéma directeur d’approvisionnement en produits énergétiques.
Approvisionnement national
en produits pétroliers
Dans le cadre de la stratégie énergétique, le Ministère de l’Energie et des Mines veille à assurer, dans toutes les circonstances, l’approvisionnement
régulier du marché national, notamment par la diversification
des origines d’importations et la complémentarité entre le raffinage local et l’importation de produits raffinés.
Un Comité National d’Approvisionnement, présidé par Monsieur le Ministre de l’Energie et des Mines et comportant les sociétés de raffinage et de distribution a été créé en 2002 dans le but d’assurer la coordination et le suivi des programmes d’approvisionnement, de production locale et d’importations des produits nécessaires à la satisfaction de l’ensemble des besoins du marché national.
Amélioration des caractéristiques
des produits commercialisés
En vue de s’aligner sur les standards internationaux, diverses dispositions
ont été prises et concernent notamment :
• Le gasoil 350 : Gasoil basse teneur en soufre (350 ppm), mis sur le marché national en août 2002, pour satisfaire les besoins des usagers de moteurs diesel évolués.
• L’essence ordinaire : La commercialisation de l’essence ordinaire
a été supprimée en juillet 2005.
• Le pétrole lampant : Ce produit n’est plus commercialisé depuis le 1er août 2006.

Mesures d’accompagnement
Le secteur pétrolier a connu en juillet 2002, une réforme en vue de sa libéralisation dans le respect par le Maroc de ses engagements sur le plan national et international.
C’est ainsi qu’il a été procédé :
• A la simplification et à la révision de la formule d’indexation
des prix des produits pétroliers, à travers l’actualisation
des différentes rubriques de la structure des prix et la réduction du coefficient d’adéquation de 6,5 à 2,5%.
• A l’augmentation des marges de distribution.
• Au règlement définitif du différend, qui a opposé les distributeurs
aux gérants des stations-service, concernant les pertes de référence.
• A la mise en place du démantèlement tarifaire des produits
pétroliers.
Des mesures exceptionnelles ont été également mises en oeuvre depuis le 20 décembre 2002. Il s’agit de :
• La suspension des droits de douane pour favoriser l’importation
de produits raffinés de diverses origines.
• La réduction et la consolidation à 2,5% des droits d’importation
appliqués aux Gaz de Pétrole Liquéfiés.
• La réduction à 2,5% du droit d’importation du charbon et la suppression de la TIC applicable au coke de pétrole, au charbon et au fuel oil destinés à la production de l’énergie électrique. |
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Consommation en produits pétroliers
La consommation en produits pétroliers s’est élevée en 2005 à 7,58 millions de tonnes, soit une hausse globale de 18% entre 2002 et 2005 (6% par an en moyenne).

L’évolution de la consommation de ces produits entre 2002 et 2005 est donnée ci-après :
Produit |
2002 |
2003 |
2004 |
2005 |
Variation 2005/2002 |
Propane |
116 091 |
113 536 |
136 270 |
151 612 |
31% |
Butane |
1 144 121 |
1 225 969 |
1 287 541 |
1 346 524 |
18% |
Essence Ordinaire |
76 739 |
73 206 |
49 550 |
14 871 |
-81% |
Ess. super |
322 723 |
311 575 |
330 087 |
360 782 |
12% |
P. lampant |
91 896 |
46 627 |
16 257 |
11 467 |
-88% |
Carburéacteur |
282 179 |
291 653 |
321 272 |
367 929 |
30% |
Gasoil |
3 040 593 |
3 138 011 |
3 286 732 |
3 446 668 |
13% |
Fuel oil |
1 354 382 |
1 464 302 |
1 539 917 |
1 874 018 |
38% |
TOTAL |
6 428 724 |
6 664 879 |
6 967 626 |
7 573 871 |
18% |
Prix nationaux
En 2003, malgré les tensions qui ont marqué le marché international,
les prix intérieurs des produits pétroliers n’ont enregistré aucune augmentation. Bien au contraire, le prix du fuel-oil a subi une baisse due à la diminution de la TIC.
Il convient de préciser que l’Etat continue à soutenir les prix des produits pétroliers liquides et gazeux auxquels il consacre des fonds extrêmement importants. En effet, depuis l’année 2003, période à partir de laquelle le prix du pétrole brut a commencé son ascension, le Gouvernement est intervenu régulièrement pour prendre en charge
chaque mois, totalement ou partiellement, les augmentations que nécessitent l’application de la formule d’indexation.
Le déficit enregistré par la Caisse de Compensation au titre des produits
pétroliers liquides et du gaz butane est passé de 3,7 milliards de dirhams en 2004 à 7,4 Milliards de dirhams en 2005 et il est prévu que ce déficit atteigne 7 milliards en 2006.
Pour le gaz butane, son prix de vente est resté inchangé, l’Etat
soutient actuellement le prix de ce produit à hauteur de 55% du prix réel (soit 50 DH par bouteille de 12 Kg et 13 DH par bouteille de 3kg).
La révision des prix de vente des produits pétroliers, appliquée le 6 octobre 2006, est présentée par le tableau ci-après :

Gaz naturel
Une convention de partenariat a été signée le 22 décembre 2005, entre le Ministère de l’Energie et des Mines, l’Office National de l’Electricité, la SAMIR et AKWA Group visant à mettre en place les infrastructures nécessaires à l’introduction du gaz naturel au Maroc. Dans le cadre de cette convention, une étude est en cours pour définir l’infrastructure optimale permettant le développement du gaz naturel dans le système économique et industriel du pays pour consolider la sécurité d’approvisionnement.
La capacité de transport du tronçon marocain du Gazoduc Maghreb Europe a été augmentée en 2005, en passant de 8,5 à 12,5 milliards
de m3 par an.
La redevance de transit a connu également une augmentation en passant de 90 millions de dollars en 2004 à 100 millions de dollars en 2005, en plus d’une quantité de 372 millions m3 de gaz perçus en nature et qui a servi à alimenter la centrale de Tahaddart.
Un projet de code gazier a été élaboré en concertation avec les opérateurs concernés, constituant le cadre législatif
et réglementaire pour le développement des activités gazières dans un système libéralisé et ouvert à la concurrence. |
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Schistes bitumineux
Dans le cadre de la diversification des ressources énergétiques nationales,
diverses actions ont été entreprises en 2005 pour l’utilisation
des schistes bitumineux en tant que source d’énergie nationale. Il s’agit principalement de :
• La négociation par l’ONHYM d’accords avec des partenaires internationaux
pour la réalisation d’études documentaires et l’examen des données disponibles.
• L’inscription par l’ONE dans son programme d’équipement d’un projet pilote d’une centrale électrique utilisant les schistes bitumineux
comme combustible à Tarfaya. |
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