Le Maroc, un pays « avant-gardiste » en matière d’adaptation aux changements climatiques

Le Maroc est un pays « avant-gardiste » en matière d’adaptation aux changements climatiques, a affirmé, mardi à Rabat, la représentante résidente adjointe du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) au Royaume, Ayshanie Medagangoda-Labe.

Mme Ayshanie, qui s’exprimait à l’ouverture du séminaire sur « la politique du changement climatique au Maroc: réalités et perspectives », a salué les engagements du Royaume en faveur du climat et les différentes réformes qu’il a menées pour s’adapter à ces changements.

Le Maroc a mené des réformes institutionnelles et réglementaires importantes en matière des changements climatiques, a-t-elle indiqué, soulignant que Rabat « participe activement » aux efforts mondiaux visant à s’adapter et atténuer les changements climatiques, et ce par l’intégration de la problématique du changement climatique dans plusieurs stratégies sectorielles dont celle de l’eau, le Plan Maroc Vert et la stratégie forestière.

Pour sa part, le ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Abdelkader Amara, a rappelé les différentes réalisations du Maroc dans le domaine, particulièrement la désignation d’un comité de pilotage des préparatifs à la prochaine conférence des parties sur le climat (COP22) qui aura lieu en novembre prochain à Marrakech.

Il s’est félicité, à cet égard, de la sollicitude royale dont SM le Roi entoure le secteur et qui s’est manifestée particulièrement par « l’Appel de Tanger pour une action solidaire et forte en faveur du Climat », signé par le Souverain et le président français, François Hollande et l’annonce à l’ouverture de la COP21 de l’intention du Maroc de porter son objectif d’atteindre 42% de la puissance électrique installée à base d’énergie renouvelable en 2020 à 52% à l’horizon 2030.

M. Amara a mis en exergue les actions concrètes réalisées en matière d’environnement et d’énergie, notamment l’inauguration de la centrale solaire Noor1 à Ouarzazate et le lancement de plusieurs centrales éoliennes.

Le séminaire a été marqué par la présentation des principaux résultats de la troisième communication nationale du Maroc à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (TCN).

Cette communication fait suite à la soumission par le Maroc en juin dernier de sa Contribution au niveau national « INDC » et sera suivie par la soumission, avant fin février, du premier Rapport biennal actualisé « BUR1 ».

Les participants au séminaire débattront des principaux résultats de l’accord de Paris, adopté le 12 décembre à la COP21 et de ses enjeux pour le Maroc, ainsi que des mécanismes et actions à mettre en place permettant au Royaume d’honorer ses engagements et de bénéficier des financements prévus dans la cadre de cet accord. (lavieeco.com)