Le ministre de l'Energie s'entretient avec le Secrétaire exécutif de l'OTICE

Le Maroc, grâce à son positionnement géostratégique et son influence politique et économique, constitue "un partenaire idéal" pour promouvoir les efforts de l'Organisation du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (OTICE), a affirmé, lundi à Rabat, le Secrétaire exécutif de l'organisation, Lassina Zerbo.

Le poids "géostratégique, politique, économique et culturel" du Royaume en fait un pont naturel entre l'Afrique, le monde arabe et l'Europe, a déclaré à la presse, M. Zerbo, à l'issue de ses entretiens avec le ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Abdelkader Amara.

Cette visite a pour but d'inciter le Maroc à user de son "leadership naturel" pour aider l'OTICE dans son travail visant à faire ratifier le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires (TICE) par l'ensemble des 44 pays concernés, et ce grâce à une approche globale ne dissociant pas entre les domaines de l'énergie, de la sécurité et de la sûreté, a-t-il ajouté.

De son côté, M. Amara a souligné que cette rencontre, qui intervient suite à une visite qu'il avait effectuée au siège de l'OTICE à Vienne il y a quelques mois, s'est focalisée sur le rôle que pourrait jouer le Maroc grâce à son positionnement géostratégique et sa "politique de conciliation qui donne la priorité au dialogue" pour éviter toute menace à même de déstabiliser l'ordre et la paix mondiaux.

Par ailleurs, les entretiens ont porté sur les moyens pour que le Royaume puisse bénéficier des ressources et capacités techniques très avancées de cette organisation en matière de développement durable, a-t-il précisé.

Cette rencontre s'inscrit dans le cadre d'une visite de travail qu'effectue le Secrétaire exécutif de l'OTICE au Maroc du 20 au 22 mars courant.

Le Maroc a ratifié, en avril 2000, le Traité d'interdiction complète des essais nucléaires qui a été négocié au sein de la Conférence du Désarmement et fut ouvert pour signature, en septembre 1996, avec l'adoption de la résolution (A/RES/50/245) de l'Assemblée Générale des Nations Unies.

(MAP-21/03/2016)