M. Amara : « Le Maroc et la France ont travaillé, main dans la main, pour la réussite de la COP 21 et continuent de travailler pour la réussite de la COP 22 »

Le Maroc et la France ont travaillé, main dans la main, pour la réussite de la COP 21 et continuent de travailler pour la réussite de la COP 22, a indiqué, jeudi 10mars à Casablanca, le ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Abdelkader Amara.

"C'est une année où les deux pays amis sont au cœur de l'actualité mondiale. COP21 à Paris et COP 22 à Marrakech", a-t-il dit à l'ouverture d'une rencontre économique Maroc-France sous le thème "Construire ensemble durablement".

Le Maroc s'est inscrit depuis fort longtemps dans le développement durable avec la politique des barrages, initiée par Feu SM Hassan II depuis plus d'un demi-siècle, a rappelé le ministre ajoutant qu'avec l'intronisation de SM Le Roi Mohammed VI, ce développement durable a pris sa forme institutionnelle avec des politiques publiques orientées vers la durabilité, notamment en énergie, agriculture, pêche et ressources naturelles d'une manière générale.

S'agissant des stratégies sectorielles de l'énergie, de l'eau et de l'environnement, plusieurs actions, notamment institutionnelles, législatives et réglementaires, ont été entreprises pour assurer la convergence de ces trois stratégies, a dit le ministre.

Ces trois secteurs sont confrontés à de nombreux défis d'une importance capitale pour le pays, a fait observer le ministre.

Pour le secteur de l'énergie, il s'agit, en particulier, de satisfaire la demande en énergie primaire et en énergie électrique et de réduire la dépendance énergétique, a-t-il dit, ajoutant qu'en ce qui concerne le secteur de l'eau, le Maroc devra faire face à une demande sans cesse croissante.

Dans le domaine de l'environnement, et en raison des impacts négatifs des changements climatiques, "nous sommes confrontés au défi de la succession des périodes de sècheresse et à la baisse de la pluviométrie. A cela s'ajoute la nécessité de restaurer la biodiversité, de lutter contre la désertification et protéger la nappe phréatique de la pollution", a-t-il indiqué.

Pour relever ces défis, le Maroc s'est engagé dans de grands chantiers et programmes de développement relatifs à ces trois secteurs, qui présentent de réelles opportunités d'investissements particulièrement pour les entreprises privées nationales et internationales, évaluées pour les 15 années à venir à plus de 40 milliards de ê US pour le secteur de l'Energie, dont les 3/4 pour les énergies renouvelables, et 30 milliards de ê US pour le secteur de l'eau et des infrastructures hydriques.

Cette rencontre a été ponctuée par des panels portant notamment sur la compétitivité énergétique, les villes intelligentes et durables et les énergies renouvelables et les ressources durables.

                                                                                           (MAP-10/03/2016)