Présentation du rapport de la mission de l’AIEA au Maroc

Suite de la mission menée par les experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), lancée en octobre 2015, dans le but d’effectuer une évaluation globale des capacités nationales nucléaires nécessaires à un programme électronucléaire, une délégation de cette instance onusienne a remis, lundi 29 février 2016, au ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, le rapport final de sa mission.

Composée du directeur de la division Energie nucléaire de l’AIEA, MM Dohee Hahn, du Chef de section « Développement de l’infrastructure nucléaire » de l’AIEA, Milko Kovachev, cette délégation a présenté son rapport issue de cette mission, connue au niveau international sous le nom d’INIR : « Integrated Nuclear Infrastructure Review ».

La mission a porté sur une vingtaine de domaines concernant les aspects à la fois techniques, réglementaires, de sûreté et sécurité, de gestion des déchets radioactifs, des ressources humaines, de communication et d’autres.

Les experts de l’AIEA ont souligné, entre autres, la conformité du cadre législatif nucléaire national aux standards internationaux. Ainsi le rapport met-il en évidence les atouts et les acquis du Maroc en matière de connaissances et d’expériences dans le domaine nucléaire.

Concernant l’élément humain, les experts de l’AIEA ont apprécié la prise de conscience précoce de notre pays en matière de développement des ressources humaines et des capacités de formation dans les domaines des sciences et technologies nucléaires.

Par ailleurs, l’AIEA a émis un ensemble de recommandations à même de booster le développement du secteur au Maroc.

Au cours de la présentation de ce rapport, le ministre s’est félicité de l’appui apporté par l’AIEA au Maroc, depuis plusieurs décennies, aux différentes institutions nationales concernées par les applications nucléaires tant sur le plan de l’élaboration et de la réalisation des programmes nationaux que sur le plan de la formation, du développement des compétences et des capacités techniques et scientifiques nationales.

A l’occasion, M. Amara a également rappelé que le Maroc est convaincu du rôle important de l’énergie nucléaire pour la réduction de la dépendance énergétique nationale, la lutte contre les émissions des gaz à effet de serre et l’atténuation des effets des changements climatiques, ainsi que pour le dessalement de l’eau de mer. « L’Etat marocain considère, dans le cadre de sa stratégie énergétique, l’électronucléaire comme étant une option à considérer dans le mix énergétique national à long terme », a-t-il souligné.

Comprenant une dizaine d’experts, les travaux de cette mission ont été menés en partenariat avec les membres du Comité de réflexion sur l’électronucléaire et le dessalement de l’eau de mer (CRED), mis en place en 2009 par le ministère de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement.

Composé de représentants des départements de l’énergie, de l’eau et de l’environnement, du Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires (CNESTEN), de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), du Centre national de radioprotection relevant du ministère de la Santé, d’Universités et de l’Association des ingénieurs en génie atomique du Maroc (AIGAM), le CRED, relancé par le ministre Abdelkader Amara, a établi une étude d’auto-évaluation des capacités nationales nucléaires.

Ont assisté à cette réunion de présentation du rapport INIR, le DG de l'ONEE, le DG du CNESTEN et des hauts responsables du ministère.