3ème édition du Congrès/Salon Préventica International pour la maîtrise des risques

Les grands enjeux d'une politique de sécurité dans les installations énergétiques et minières concernent aussi bien la sécurité industrielle axée sur la prévention des risques technologiques, que la sécurité au travail qui est focalisée sur la prévention des accidents de travail, a affirmé, mardi à Casablanca, le ministre de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Abdelkader Amara.

Dans une allocution lue en son nom par M. Mohamed Lakhnachfi, directeur du Contrôle et de la prévention des risques au ministère, à l'ouverture de la troisième édition du Congrès/Salon Préventica International pour la maîtrise des risques, M. Amara a indiqué que cette édition promet d'être riche et s'articule autour de quatre thèmes importants liés à la sécurité au travail, à la sécurité incendie, aux risques technologiques, ainsi qu'à la sûreté malveillance.

Ces thèmes traduisent, pour nous, de véritables préoccupations face auxquelles le renforcement de la sécurité et de la prévention des risques dans les installations relevant du ministère représente une priorité, a-t-il déclaré, notant que depuis plusieurs années, ce département mène une série d'actions visant le renforcement de la sécurité dans les installations énergétiques et minières. Ces actions concernent, notamment, les audits de sécurité et d'évaluation des risques dans les installations de raffinage de pétrole, les dépôts de stockage, les centres emplisseurs de GPL et les centrales thermiques.

Et d'ajouter qu'en parallèle, des efforts sont déployés pour actualiser les textes législatifs et réglementaires en vue de les adapter au contexte actuel et surtout d'améliorer les performances des installations énergétiques et minières en matière de sécurité et de prévention des risques.

Parmi les principaux textes législatifs et règlementaires relatifs à la prévention et à la sécurité au travail et sur lesquels travaille le ministère, M. Amara a cité la loi 65-99 relative au Code du travail, le statut du personnel des entreprises minières (dahir du 14 décembre 1960), le règlement général sur l'exploitation des mines autres que les mines de combustibles, le projet de loi portant réglementation des produits explosifs, des artifices de divertissement et d'autres matériels contenant des substances pyrotechniques, la réforme des textes législatifs et réglementaires relatifs aux appareils à vapeur et à pression de gaz et le projet de règlement relatif à l'aménagement et à l'exploitation des dépôts d'hydrocarbures liquides et des stations de service et stations de remplissage.

S'ajoute à ces textes, la loi 33-13 relative aux mines sur laquelle le ministère a travaillé et qui a été publiée au bulletin officiel n 6380.

Une attention particulière est également portée à la sécurité dans le secteur minier pour accompagner les opérateurs dans la lutte contre les accidents de travail et les maladies professionnelles. "Nous veillons, dans ce cadre, à améliorer les conditions de travail dans les mines et à assurer la protection de l'environnement. C'est une conviction qui explique l'intransigeance de notre département vis-à-vis de manquements ayant été à l'origine d'accidents dramatiques dans le secteur minier", a-t-il dit, relevant qu'outre la mise en conformité avec la réglementation, le ministère vise à ce que les opérateurs du secteur s'approprient une culture de prévention fondée sur des actions concrètes, à partir de situations de travail réelles.

M. Amara a de même souligné que face aux évolutions que connait le monde du travail, de nouveaux risques professionnels apparaissent. Ils sont le résultat soit du développement des technologies et des procédés utilisés ou de la modification des modes de fonctionnement des entreprises et des institutions.

Pour lui, la mise en place des systèmes de gestion de la sécurité au niveau des entreprises, la bonne gestion des ressources humaines, l'encadrement, la formation, l'implication des représentants du personnel et des professionnels de la santé et de la sécurité au travail, ainsi que les débats des professionnels confortent la prise en compte des facteurs humains et organisationnels en matière de sécurité au travail. Tous ces éléments convergent vers le développement d'une culture de sécurité combinant aussi bien la réponse aux situations prévisibles qu'aux situations imprévisibles. Cette culture de sécurité, fruit d'une combinaison de plusieurs disciplines, est fondée non seulement sur des comportements de conformité aux règles, mais aussi sur des comportements d'initiative.

Afin de créer de bonnes conditions de travail où la croissance et le développement durable trouvent un terrain fertile, les différentes parties prenantes sont appelées à examiner sans cesse les mesures d'amélioration de la santé et de la sécurité au travail et à les adapter aux nouvelles avancées, indique-t-il.

Et le ministre de souligner que réunir les différents acteurs de la sécurité de différents pays et de différents secteurs à "Préventica International", offre une plateforme d'échange et de partage de bonnes pratiques et d'expériences sur toutes les problématiques des risques.

Pas moins de 160 exposants et 45 conférenciers sont attendus à la 3ème édition de Préventica international. Cette édition verra la participation d'exposants du Maroc, d'Europe, du Canada, d'Asie et d'Afrique outre le Sénégal en tant qu'invité d'honneur, avait déclaré à la MAP le président de ce congrès international, Tariq Essaid.

Au menu figurent des conférences et des séminaires sur "la politique nationale de la santé et de la sécurité au travail", "la sécurité des villes : gestion de trafic, détection automatique d'incidents, vidéo protection urbaine", "les nouvelles technologies : risques et assurances" et "l'échange d'expériences et de bonnes pratiques en santé sécurité au travail".

Préventica international 2016 est organisé sous l'égide du ministère de l'Industrie, du Commerce, de l'Investissement et de l'Economie numérique, du ministère de la Santé, du ministère de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, du ministère de l'Education nationale et de la Formation Professionnelle et du ministère délégué chargé du Transport.

                                                                                           (MAP-30/03/2016)