Communiqué de Presse

Intervention de Monsieur Aziz RABBAH, Ministre de l'Énergie, des Mines et du Développement Durable relatif au rapport de la Cour des comptes concernant le Département de l’Energie, des Mines et du Développement Durable.

Au cours de cette intervention, Mr Aziz RABBAH a présenté un ensemble d’indicateurs relatifs au secteur. A cet effet, il a été souligné la place prépondérante de l'énergie dans le développement économique du Pays et la sécurisation de ses besoins énergétiques. Cette intervention a été l’occasion de confirmer la poursuite des réformes entreprises par le gouvernement précédent, en particulier, la réorganisation de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE) par le biais du programme-contrat qui a été signé entre l'Etat et cet organisme qui a permis d’impulser l’Office et de sécuriser les investissements énergétiques futurs, sans omettre l'importance de la contractualisation avec les élus au niveau des régions en conformité à des engagements clairs.

Par la suite, Monsieur Aziz RABBAH a présenté les grands piliers de la stratégie énergétique nationale à travers la disponibilité et la généralisation de l'accès à l'énergie et la maîtrise de la facture énergétique qui a atteint un niveau record au cours des dernières années (dépassement du seuil de 106 milliards DH en 2012), la sécurité de l'approvisionnement énergétique et la préservation de l'environnement.

Monsieur Aziz RABBAH a rappelé les défis majeurs de cette stratégie en se référant à la transition énergétique partant d’une forte dépendance aux sources d'énergie fossiles à l’introduction progressive des énergies propres et renouvelables. Ainsi, le Maroc vise à atteindre 52% de la capacité installée en énergies renouvelables à l’horizon 2030 (solaire, éolienne, hydroélectrique et biomasse), ce qui permettra de réduire la dépendance énergétique vis-à-vis de l'étranger de manière significative.

Les indicateurs de consommation énergétique ont montré une augmentation conséquente au cours des quinze dernières années. La facture énergétique est passée de 19,1 milliards de dirhams en 2002 à 106,6 milliards DH en 2012 en raison de la hausse que connaissent les cours du pétrole durant cette période avant de se stabiliser à 54,4 milliards DH en 2016.

La facture 2016 s’est élevée à 45,1 milliards DH pour les importations pétrolières et à 5,1 milliards DH pour couvrir les besoins du marché marocain en charbon alors que les importations de gaz naturel ont atteint 2 milliards DH et de l'électricité (via la connexion continentale) 2,2 milliards DH.