M. Amara s’entretient avec Michael Köhler

Le ministre de l’Energie, des mines, de l’eau et de l’environnement, Abdelkader Amara, s’est entretenu, mardi 8 avril au siège de son département, avec le Directeur pour le voisinage à la Direction Générale du Développement et de la Coopération (DEVCO) de la Commission européenne, Michael Köhler, accompagné de l’ambassadeur de l’Union européenne au Maroc, Rupert Joy, et de plusieurs membres de la délégation de l’UE au Maroc.

L’entretien s’est principalement axé sur le renforcement du partenariat avec l’UE dans le secteur de l’énergie et plus précisément les énergies renouvelables. A l’occasion M. Amara a souligné le choix stratégique du Maroc d’adopter un mix énergétique « réaliste et pragmatique » affirmant que l’introduction du gaz naturel, dont la feuille de route est en cours de finalisation, permettra de le diversifier et d’atteindre à terme « un équilibre énergétique entre le fossile et le renouvelable ».

Rappelant les grands chantiers que le Royaume a lancés, sous la conduite éclairée de SM le roi Mohammed VI, pour la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables, notamment le plan solaire marocain, M. Amara a estimé que le Maroc s’ouvre sur des perspectives prometteuses en poursuivant sa lancée en matière d’interconnexion avec les pays du Sud et d’ouverture de son marché électrique, notamment la moyenne et basse tension.

« Le développement du secteur énergétique, pour le Maroc, s’inscrit dans une vision d’intégration régionale dans laquelle la coopération sud-sud occupe une place de choix », a précisé M. Amara, insistant sur l’importance que revêt, dans ce cadre, l’intégration du marché électrique européen, pour le Maroc.

De son côté, M. Köhler s’est félicité du partenariat bilatéral estimant que le Maroc est en avance sur certains pays du voisinage en matière d’énergies renouvelables. Affirmant l’intérêt de l’UE pour la production d’électricité au Maroc pour le marché locale et/ou international, M. Köhler a déclaré que l’UE est prête à réfléchir aux possibilités d’étendre son programme de coopération et aspire à intégrer le secteur de l’énergie à d’autres programmes dans le cadre d’une vision « économie durable » que développe l’UE.

A noter que le premier appui de l’UE au secteur de l’énergie s’achève en décembre 2014. Doté de 76,6 millions d’euros, ce programme d’appui européen a concerné, entre autres, des projets pilotes d’efficacité énergétique dans le bâtiment, la réalisation d’une étude sur l’opportunité d’utilisation du photovoltaïque à grande échelle et des jumelages institutionnels.