M. Amara : « Le Maroc a pour objectif de faire partie des pays pourvoyeurs des énergies renouvelables »

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Le Maroc a pour objectif de faire partie des pays pourvoyeurs des énergies renouvelables, a affirmé le ministre de l’Energie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, Abdelkader Amara, mettant en avant le socle scientifique et technologique et la qualité de la main d’œuvre dont dispose le Royaume.

“Dans les énergies renouvelables, notre objectif est d’arriver à faire partie des pays pourvoyeurs de cette technologie”, a précisé M. Amara dans un entretien publié lundi sur le site de l’hebdomadaire français “L’usine Nouvelle”, mettant l’accent sur la nécessité de “mieux structurer ce marché afin de donner de la visibilité aux entreprises marocaines”.

“Grâce à l’Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles (IRESEN), l’Agence Nationale pour le Développement des Energies Renouvelables et de l’Efficacité Energétique (ADEREE) et l’Agence marocaine de l’énergie solaire MASEN), nous disposons d’un socle scientifique et technologique”, a-t-il insisté, rappelant aussi la signature d’accords de coentreprise avec de grands groupes étrangers au Maroc qui incluent un transfert de technologie.

Il a également appelé à amplifier la prise de conscience notamment des universités quant à l’importance de se doter des ressources humaines nécessaires qui doivent être en phase avec les défis marocains en matière d’énergies renouvelables.

M. Amara a, en outre, indiqué que le Maroc, qui a lancé la politique des barrages sous le règne de feu SM Hassan II, s’est focalisé sur l’hydroélectricité, l’éolien et le solaire, notant que le Royaume veut atteindre une capacité installée de 2000 mégawatts à l’horizon 2020 contre environ 1300 mégawatts actuellement.

“Pour y arriver, nous misons notamment sur les Stations de transfert d’énergie par pompage (STEP). Elles nous permettraient de stocker de l’énergie éolienne ou solaire”, a-t-il expliqué.

En matière d’éolien, le coût a beaucoup baissé, s’est félicité M. Amara, rappelant que le Maroc dispose de parcs publics avec l’Office national de l’eau et de l’électricité et d’autres privés notamment à Tarfaya et Essaouira.

Pour ce qui est du solaire, le ministre a souligné que le Maroc a lancé un grand projet de construction de 5 sites dont celui d’Ouarzazate, faisant remarquer que ces projets sont réalisés grâce à des “montages financiers astucieux” avec des prêts concessionnels garantis par l’Etat.

Evoquant la politique énergétique du Maroc, M. Amara a affirmé que le Royaume dispose d’”une feuille de route pragmatique, réaliste et précise comprenant plusieurs axes”, ajoutant que “nous sommes sur un mix énergétique qui comporte des énergies fossiles importées que l’on cherche à optimiser sur le marché international”.

Dans le secteur des hydrocarbures, M. Amara a affirmé que le Maroc dispose d’”un cadre incitatif de choc” qui offre “un partage de la production très favorable aux compagnies pétrolières”.

“En matière d’exploration, certaines couches géologiques au Maroc s’apparentent à celles notamment du Golfe du Mexique”, a-t-il fait savoir, estimant qu’”il y a de réelles chances de découvertes, notamment en offshore”.