1. Code des hydrocarbures …… une meilleure attractivité
    • La promulgation du code des Hydrocarbures en 2000 a marqué un tournant dans l’exploration pétrolière et gazière au Maroc.
    • Ce code comporte des incitations très attractives pour l’acte d’exploration pétrolière : Exonérations de droits de douane, de TVA, de l’IS en cas d’exploitation (10 années consécutives à compter de la date de mise en production régulière de toute concession d'exploitation);
    • Ce code prévoit que l'Etat détient une participation ne dépassant pas 25% dans le permis de recherche et la concession d'exploitation Cette mesure largement critiquée est de nature à rendre le Maroc plus attractif aux investissements dans un domine fortement capitalistique et risqué. Par rapport à l’ancien code ce taux a été de 51% mais à cette époque, le pays comptait moins d’une dizaine de sociétés d’exploration.
    • En plus de l’obligation de la remise à l’Administration des informations, données et études, ce code stipule que le titulaire d'une autorisation de reconnaissance, d'un permis de recherche ou d'une concession d'exploitation doit contribuer à la formation professionnelle des cadres et techniciens nationaux de l'industrie pétrolière.
    • Ce code précise également que le titulaire d'une concession d'exploitation doit, avant d'envisager l'exportation de sa part de production, contribuer à la satisfaction du marché intérieur.
    • Les incitations susmentionnées, la géologie prometteuse et le principe de co-titularité dans toutes les phases de permis de recherche en vue de permettre aux investisseurs de partager les risques dans une opération hautement capitalistique et fortement risquée, font du Royaume du Maroc une destination de plus en plus attractive.
  2. Indicateurs sur les derniers résultats de la recherche pétrolière
    • L’activité de la recherche des hydrocarbures a été marquée ces dernières années par un regain d’intérêt et notamment en offshore. Ceci s’est traduit par un afflux important de sociétés pétrolières internationales dont le nombre dépasse la trentaine opérant sur une superficie globale de près de 400 000 Km² composée de 11 concessions en onshore, 131 permis de recherche dont 90 en offshore et 4 autorisations de reconnaissance dont 2 en offshore.
    • Ainsi, le domaine de la recherche des hydrocarbures connait actuellement une nouvelle dynamique par l’utilisation de nouvelles techniques de prospection, notamment les acquisitions sismiques 3D, les forages horizontaux et multidirectionnels, ainsi que les études d’évaluation des bassins tels que la zone atlantique offshore Tanger – Tarfaya et les zones onshore Gharb et Haha Essaouira.
    • les modestes découvertes du gaz par :
      • les sociétés Circle Oil et Gulfsands dans la zone onshore au Gharb ;
      • La société espagnole Repsol dans la zone offshore au Nord-Ouest de l’Atlantique ;
      • la société MPE dans la zone onshore « Tendrar » à l’oriental ancien zone « Talsint » ;
    • Au mois d’octobre, les sociétés GENEL , SAN LEON et SERICA annoncent que le puits SM1 situé à 59 Km au large de la ville d’Ifni a rencontré des indices d’huile qui sont en cours d’étude et d’analyse pour qualifier la nature de l’huile rencontrée et apprécier les qualités pétrophysiques des roches traversées afin de se prononcer sur le réel potentiel de la zone d’intérêt.
    • Il importe de souligner que l’exploration pétrolière au Maroc connue actuellement une dynamique sans précédent comme en témoigne les investissements réalisés en 2012 (1 milliard de DH) et 2013 (2,7 milliards de DH) et programmés en 2014 (5 milliards de DH dont 2,5 milliards réalisés à fin juin) ;
    • Vu ce constat et du fait que notre pays dispose d'importants bassins sédimentaires dont la géologie est comparable à ceux où du pétrole a été découvert et exploité dans d'autres pays, les résultats connus jusqu’à présent et les données disponibles montrent l’existence d’un potentiel favorable à l’accumulation d’hydrocarbures dans notre sous-sol.
    • Malgré les efforts entrepris, les bassins sédimentaires marocains restent largement sous explorés avec une moyenne de 0,05 puits pour 100 Km2 contre 10 puits pour 100 km2 à l’échelle internationale.
  3. Schistes bitumineux :
    • Concernant les schistes bitumineux, le Maroc a évalué ses potentialités dans les années 80 et 90. Nous avons des réserves importantes estimés à 50 milliards de barils qui nous placent au 6ème rang mondial.
    • En Août dernier, des tests sur une petite installation de laboratoire de quelques kilogrammes par heure (Bench scale) ont été réalisés sur des échantillons dans le centre de recherche et de développement d’Enefit/Outotec à Frankfurt par la société SAN LEON ENERGY. Ces tests qui ont été effectués sur des échantillons de schistes bitumineux de Timahdit, ont donné des résultats encourageants et nécessitent d’être complétés par d’autres séries de tests sur la même installation pour optimiser les résultats.
    • Il est à préciser que même si les résultats technologiques au niveau des installations pilotes seraient positifs, le passage à la production devrait être précédé d’une phase très importante et longue, qui est la phase d’études de faisabilité technico-économique et environnementale. Quel que soit le degré d’avancement technologique du procédé mis en œuvre, le passage au stade industriel n’aura lieu qu’au-delà de 5 ans et reste toujours à capacité limitée, de l’ordre de dix mille barils/jour.
    • Il est à rappeler également que l'industrie des schistes bitumineux fait face à trois défis importants pour faciliter le développement et passer au stade industriel :
      • Défi technologique : Les procédés de pyrolyse des schistes bitumineux nécessitent beaucoup de travaux de recherche et de développement avant d’atteindre les phases industrielles.
      • Défi environnemental : La taille des installations industrielles impose des investissements importants particulièrement dédiés pour réduire l'impact sur l'environnement de ces projets.
      • Défi économique : La volatilité des prix du pétrole brut impacte les conditions d’avancement.